Popularisée en France par Sir McCullogh et Lord Traoré, cette pratique artistique ancestrale née dans les faubourgs du Lancashire est encore aujourd'hui trop stigmatisée dans notre pays par la police raciste qui poussent nos jeunes ingénieurs en systèmes énergétiques alternatifs à deux roues vers la mort. Avec ce chef d'oeuvre de science-fiction, Lola Quivoron remet donc l'église au milieu du village, ou peut-être la mosquée au milieu de la cité devrais-je dire.
Et oui les crypto-fascistes zemmouriens toutes les cultures se valent, les rodéo urbains sont une forme d'expression de la jeunesse scandinave, une forme d'art sacrée incomprise. Là où les esprits les plus rances y verraient une pratique barbare et dangereuse, moi j'y vois une allégorie de l'émancipation d'une femme qui dompte les vombrissements de l'engin entre ses jambes, j'y vois un art de vivre qui est au progrès ce que le barbecue est à la virilité. En même temps vu le prix exhorbitant du permis en France... si on aidait les jeunes à se les payer, ils arriveraient nécessairement mieux à maitriser leurs engins. Et si notre société raciste laissait nos chers doctorants s'amuser à renverser des gens et faire chier tout le quartier, il n'y aurait pas ces accidents. C'est pourquoi il me paraît nécessaire d'inscrire le droit au rodéo urbain dans la constitution.
Il se murmure que Lola terminera sa trilogie par 2 longs métrages sur les vols à l'arraché et les tirs de mortiers, des pratiques encore trop stigmatisées en Fronce.