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Violent Cop
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On sait que Rome est violente, a fortiori au cinéma. Qu’est-ce qui motive un titre à « promettre » plus encore ? Apparemment, l’intégration dans une foule difficile à traumatiser, des badauds choqués mais citoyens et réactifs.
Une belle utopie qui apporte un soutien intermittent à une police débordée, incarnée par le charismatiquement moustachu Maurizio Merli sous la tutelle duquel les policiers deviennent « plus connus que James Bond ». Quoique la justice ne connaît pas le dicton « faute avouée, à moitié pardonnée », ce nom est peut-être l’aveu d’une inspiration plus large à la saga 007, étant données les cascades impressionnantes (quand on n’a pas à souffrir d’une synchronisation des coups de poing assez affreuse).
C’est une manière d’étaler la violence, puisqu’elle est le sujet, mais c’est omettre de l’égaliser : l’absence totale de créativité en matière de transitions la fait paraître par grumeaux épais et exagérés, des meurtres sans suite ni délicatesse dans leurs conséquences. Aussi, c’est ça, Rome violente ? Pas entièrement.
C’est aussi créer la jubilation du spectateur devant les arrestations, car elles sont la conclusion méritée à tant d’épanchements de sang. C’est aussi des courses-poursuites automobiles en temps et en mouvements réels, capturées par des caméras embarquées qui témoignent des cheveux au vent du héros et du paysage défilant sous les roues sans trucages. C’est un bon petit budget en destruction, aussi.
Et puis surtout, c’est poser un vrai questionnement : la police et la milice sont la thèse et l’antithèse d’un même aphorisme : « on ne peut se faire justice soi-même ». On ne s’attend pas à réfléchir après tellement de morts, de voiture et de sangs employés sous l’égide du divertissement, mais Rome violente est un vaccin contre les extrêmes qui nous offre une fin poétique, avec un choix : de quel côté serons-nous ?
Créée
le 27 mai 2019
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