La femme de ménage d'un côté, le PDG de l'autre. Deux mondes que tout oppose (si ce n'est qu'ils sont tous les deux dangereux) et qui se croisent ici - sans se calculer - au sein d'une grande entreprise. Juliette nettoie les lieux la nuit quand Romuald dirige le jour. La totale zizanie du scénario préfigure déjà des séquences de La Crise (de la même réalisatrice, Colline Serreau) et on rit souvent devant ce duo improbable. Si le dernier acte et le final, prévisibles et naïfs, empiètent un peu trop sur la satire, de nombreux gags ont le génie de puiser leur essence dans des situations dramatiques. Les rires sont jaunes, et c'est brillant.