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le 12 oct. 2025
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ROOFMAN : PARAGRAPHES
#edcritiques
“Here’s to good times, so long, so long, while the ghosts are weak and the drugs are strong…
While the drugs are strong.” - The Devil Makes Three, Ghosts are Weak
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Plaire est une quête improbable et abjecte…
Conforter la susceptibilité du lectorat, contraire à la critique.
Je ne limiterai donc jamais mon propos pour atteindre le plus grand nombre. Outre l’aspect putassier rebutant de l’effort, l’expression “donner de la confiture aux vaches” résume l'arrière goût nauséeux que laisse la passation de savoir réduite à l’état de mauvaise intention par une volonté généralisée d’incompréhension carnassière.
Une réaction sociale d’une violence sans équivoque.
Partager l’immensité cinématographique assure les privilèges du Golgotha… So be it!
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“They didn't have anything bad to say about him, nothing at all.” - The real Leigh Wainscott
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Paragraphes sont des commentaires minimaux.
Roofman est mon premier d’une longue liste.
Et comme on peut le constater… Je n’y parviens absolument pas!
Qu’à cela ne tienne, je n’ai pas dit mon dernier mot (ce qui résume le problème en soi). L’effort demeure louable, je cherche à tirer du format, l’espace nécessaire aux films qui ne désirent être vus que pour ce qu’ils sont.
Celui-ci, par exemple, n’est qu’une anecdote… Mais en fait, c’est un fait divers.
Roofman relate la réalité d'un ex militaire, père de famille, désœuvré, quoique calculateur. Un homme ayant pris refuge dans un Toy “R” Us suite à son évasion d’un pénitencier où il purgeait une peine méritée. Un pitch accrocheur, d’autant que Channing Tatum (Blink Twice, The Lost City) tient la tête d’affiche.
Délaissant une réalisation fastidieuse, Derek Cianfrance opte ici pour la sobriété, cédant à son acteur principal l’espace nécessaire pour livrer au mieux le contenu. Soit, le périple hors du commun d’un homme bien intentionné doté d’un jugement lamentable et qui, dans une tentative inversement proportionnelle aux responsabilités de père qui lui incombe, en vient à manifester trop de talents criminels.
Le résultat à l’écran est plutôt formidable alors qu’il oblige à se projeter dans la peau de l’homme coincé dans le cul de sac de sa propre existence. C’est touchant, étrangement prenant… Quoique, aurait gagné avantage à être bouleversant.
À l’image de son anti-héros, le résultat n’a d'autre choix que de céder aux bonnes intentions qui, de déclencheur, tend à demeurer à titre de sujet principal. Hors, c’est bien de choix, de conséquences et de rédemption dont il est question ici.
Aurait-on, excellence de Channing Tatum à l'appuie, été dans l’impossibilité de céder au nécessaire requis en cours de montage? Ça n'a rien d’improbable car l’acteur trouve ici un terrain de prédilection pour échapper à son propre casting et ainsi démontrer l’ampleur de son talent brut.
Bien malin qui lui reprochera d’être libre de la sorte…
D’autant qu’on souhaite qu’il se déchaîne de plus belle.
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“We all like to go back in time to imagine how things could have gone differently if we made different choices.” - Jeffrey Manchester
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On peut reprocher à Roofman son commanditaire avoué.
Toutefois, la banqueroute de Toys “R” Us concède un certain malaise.
La participation de l’entreprise à la concrétisation de Roofman apparaît soudainement comme une dernière tentative afin d’attirer l’attention du consommateur sur une chaîne de distribution consacrée aux enfants depuis quatre-vingts ans.
Force est de constater que la stratégie a échoué.
Mine de rien, cette disparition laisse dans son sillage un trou béant de trente millions de dollars annuels offerts à la Fondation Canadienne Starlight dévoué à la cause des maladies infantiles. La répercussion, désolante est l’une des conséquence néfaste d’une Covid ayant stimulé outrancièrement les achats en ligne.
Rien d’étonnant qu’Amazon Prime n’assure pas la distribution du film.
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“Mooving one piece of sand can change everything in the univers.” - Jeffrey Manchester’s mom
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À l’image de Roofman…
La constatation pousse à la réflexion.
Ne serait-ce quant à ce qui a trait aux conséquences de nos choix et de nos actes. Comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, rien n’est perdu. Aussi, malgré la disparition du décors, le momentum, lui, demeure.
Car, le film est là pour rester et a le plein mérite d’être vu…
Rappelant, au passage, que nous avons définitivement avantage à être conséquents.
MA QUOTE : 6 sur 10
Créée
le 6 août 2026
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