Andie (Molly Ringwald) est plutôt une jolie jeune femme et une bonne élève au lycée, mais sa famille est fauchée. “Rien d’extraordinaire” me direz-vous ! Le soucis, c’est qu’Andie tombe amoureuse d'un riche étudiant. Pourra-t-elle aller au delà des barrières sociales posées par ses parents et surtout par ses amis qui rejettent cette liaison ? Quand Howard Deutch (“L’Amour à l’envers”) fait du John Hughes, le résultat s’intitule “Pretty In Pink” ou encore “Rose Bonbon”, un titre “cucul la praline” quand on l’entend en français ! Mais que l’on ne si trompe pas, à l’instar de “Breakfast Club”, le long-métrage culte de toute une génération, ce “Pretty In Pink” - restons en anglais - est lui aussi une peinture au vitriol de la société des eighties à travers le prisme du lycée. Pourtant, rien de bien nouveau sous le soleil, le long-métrage d’Howard Deutch s’offre un triangle amoureux plutôt conventionnel (à la “16 bougies pour Sam”), entre le beau-gosse friqué (Andrew McCarthy), la petite ingénue et rêveuse (Molly Ringwald) et le meilleur ami (John Cyer). Mais la plume inspirée de John Hughes qui en est le scénariste - apportera la substance nécessaire pour faire de “Pretty in Pink”, bien plus qu’une énième “Teen-comédie”. Entre musique Punk et rébellion d’un côté, costumes et robes de soirée de l’autre, Howard Deutch filme le lycée avec tous ses codes et ses contradictions. Les différences sociales présentes dans la société sont elles aussi bien marquées dans le microcosme scolaire. A travers les conseils avisés plein de sagesse et de tendresse de Jack (Harry Dean Stanton), son père et les mises en garde de ses amis, Duckie, Jena et surtout Iona (Annie Potts) - patronne azimutée d’une boutique de vinyle - symbole d’une riche époque musicale - Andie la timide trouvera t-elle sa place et surtout l’amour aura t-il raison des carcans et des contraintes imposées par le monde des adultes ?