John Hughes n'a eu de cesse de faire découvrir la vie des adolescents américains au début des années 80 en se penchant sur leurs premières amours et leurs premiers doutes.
Ces films ont pris un coup de vieux (les fringues, les coupes de cheveux, la musique) mais il n'y avait pas mieux comme réalisateur capables de rendre les personnages attachants et intelligents. John Hugues critiquait la pression exercée dans les lycées américains (les castes : les sportifs, les plus filles les plus populaires, les souffre-douleurs).
Pour info, je suis allée en 1991 étudier dans un lycée américain et ces castes existaient réellement à ma grande surprise. La pression y est incroyable et les récents suicides en cascade (vive les réseaux sociaux) démontrent malheureusement que la situation n'a pas beaucoup évolué en 20 ans.
Pretty in Pink ne l'a pas satisfait pleinement car il avait prévu une fin différente, où l'héroïne choisissait au final l'autre garçon, son meilleur ami, mais la pression des producteurs lui imposèrent de changer la fin en happy end où la fille part avec son "prince".
Je ne suis pas déçue par la fin (elle donne de l'espoir) car John Hughes décida alors de réagir et écrivit Some Kind of Wonderful qui reste mon film préféré, même si à Noël c'est The Breakfast Club que je regarde tous les ans.
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