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Critique de Rosita par LysSombreciel
L'espièglerie de Rosita et la finesse de la reine face à la perversité d'un roi désintéressé de son peuple.
le 24 mars 2025
C'est Mary Pickford l'instigatrice de ce film. Voulant changer son image d'éternelle fille de l'Amérique et admiratrice du cinéma expressionniste allemand qui vit ses heures de gloire, elle réussit à convaincre Ernst Lubitsch de venir tourner à Hollywood. Le réalisateur ne tournera plus jamais en Europe.
"Rosita" eut une carrière chaotique. Un tournage grandiose qui se passa sous les meilleurs augures; mais à la sortie, le film déçoit. Sans que l'on sache vraiment pourquoi, Mary Pickford se mit à renier le film, jusqu'à vouloir détruire toutes les copies existantes; puis blâmât son réalisateur, en minimisant son rôle, en sous entendant que Raoul Walsh à fait beaucoup pour le film, sans que l'on sache vraiment dans quelle mesure.
Résultat, le film resta invisible durant presque un siècle et on le cru longtemps perdu, jusqu'à la découverte d'une copie préservée en Russie.
Honnêtement, le film n'est effectivement pas très réussit. Faute d'un scénario très pauvre rendant le film interminable malgré sa courte durée. Mais il se distingue tout de même par ses décors grandioses inspirés de l'expressionnisme allemand et signé d'un jeune décorateur nommé James Cameron Menzies. Menzies s'est fait remarquer dans l'équipe de construction des énormes décors de "Robin des Bois" en 1922. Grandiose sera désormais sa marque de fabrique. Dès ce film ses décors atteignent des hauteurs aujourd'hui impensable à fabriquer économiquement. 8 mètres de haut est presque un décor intimiste pour lui. Dans "Rosita", la cour du château et son porche asymétrique atteint environ 20 mètres de hauteur ! Une tendance à la grandiloquence qui est typique du cinéma muet des années 20 qui cherche encore une reconnaissance artistique auprès des élites qui snobent encore ce nouvel art, lui préférant toujours les spectacles vivants du théâtre ou de l'opéra. Les décors de James Cameron Menzies dont l'apothéose sera "Autant en emporte le vent" en 1939 feront beaucoup pour la notoriété du septième art.
Créée
le 23 mars 2020
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