Les premières images de Rouge midi nous font aussitôt – et de nouveau – ressentir le soleil de plomb provençal. En haut d’un récif goudronné qui surplombe un pan de mer, une famille italienne fraîchement débarquée rencontre un local qui les accueille : échanges de clés, rendez-vous à l’usine pour que le père (Giuseppe Mella) puisse subvenir aux besoins des siens… Le nouveau départ est à portée. En contrebas, on reconnaît l’Estaque, terre d’accueil des immigrés italiens venus peupler la main-d’œuvre ouvrière dès les années 1920. Nous revoilà dans ces ruelles inchangées quand bien même les devantures, elles, appartiennent à un autre temps – bien qu’encore nourries des mêmes contours. Les années 1980 sont passées mais il y a toujours un bar pour les Gilbert de cette génération, une mer à admirer, une eau pour s’immerger – cette fois-ci, ce sont des compétitions de natation qui ameutent les foules –, et de l’herbe pour flâner.
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