En 2023, "Le Bleu du Caftan" m'avait ému aux larmes (10/10 donc).
"Rue Malaga" ne parvient à réaliser la même performance, mais ça n'a aucune importance :
ce film est d'une douceur qui fait du bien au coeur et traite merveilleusement bien le sujet principal qui est l'ancrage à "notre chez nous".
Qu'une personne âgée soit le personnage principal fait aussi un bien fou (car 99% des films ont un scénario qui ne font jamais ce choix) ; la résistance et la pugnacité qui est la sienne contre les injonctions auxquelles elle doit faire face en tant que septuagénaire "non-active" dans le système capitaliste, caresse l'âme de rebelle qui est la mienne ; que cette femme se retrouve bousculée par une rencontre qui l'a mène vers l'amour amoureux et passionnel, à un âge où on ne l'imagine plus, résonnant forcément comme une seconde jeunesse, c'est également une bouffée d'air frais. Et c'est remarquablement bien joué par ce couple de tourtereaux.
Alors oui, certaines choses sont "un peu grosses" et manque d'une parfaite cohérence : mais vous savez quoi ? Notre devoir en tant qu'amoureux de la vie et du cinéma est je crois, de s'en foutre complétement.
Merci Maryam Touzani, qui rentre définitivement dans mes réalisatrices/réalisateurs préférées 🫶🏻