Pour éponger ses dettes, le couple d'amants Edwige et Gaston (Elvire Popesco et René Lefèvre) fonde un institut de beauté et de rajeunissement pour bourgeoises gogos. La réussite de l'entreprise repose sur un mensonge, qui est aussi l'argument principal de toute la comédie : Edwige se fait passer pour la mère de son amant.
La première partie du vaudeville est probablement la plus réussie, moins par sa représentation futuriste et ingénue d'une clinique de soins, que par le ton cassant et irrévérencieux à l'endroit de la clientèle et des considérations audacieuses pour l'époque. Ainsi, on rencontre même un personnage manifestement inverti, peu fréquent dans le cinéma français des années 30 ...et des décennies suivantes.
Ce ton caustique ne dure pas, malheureusement, et la comédie rejoint le tout-venant du vaudeville avec un lien mensonger entre Gaston et Edwige qui perdure et qui introduit des quiproquos quelconques, pas de nature à emballer le vaudeville. On a, pour finir, le sentiment d'une comédie en roue libre qui ne sait pas conclure.