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le 16 févr. 2016
SuivreNear life experience
Après leur plongée vers Near Death Experience, marquant le fond d'une descente déjà bien amorcée par Mammuth, le joyeux duo Kervern-Delépine semble avoir décidé, avec ce dernier opus, de remonter la...
Au fil des films, Delépine et Kervern construisent une œuvre libertaire et foutraque aux accents surréalistes. Il y a de la liberté dans ce cinéma-là, du bordel aussi, une volonté de n'en faire qu'à sa tête sans chercher la perfection.
Saint Amour est un road-movie aux ressorts classiques et aux sorties de route anarchiques. On roule, on fait des rencontres, on change. Il s'agit ici du rapprochement entre un père agriculteur et son fils alcoolique, de la route des vins, d'un chauffeur de taxi mythomane, de filles étranges, de gens abimés, de solitude, de tendresse, le tout cahin-caha, avec davantage d'amour que de saints dedans.
L'esprit est celui d'un certain cinéma des années 70, des premiers films de Blier, d'une gauloiserie bon enfant entrant en résonance avec les échos du monde d'aujourd'hui (la serveuse qui s'angoisse de la dette ou la famille qui loue ses chambres et dort dans le garage), un désenchantement qui est aussi la marque du cinéma de Delépine et Kervern.
Si Saint Amour est plus bancal et moins puissant que Mammuth, Louise-Michel ou Le grand soir, il n'en demeure pas moins attachant, drôle et plutôt savoureux. Mené par un trio ad hoc, un Depardieu génial, un Poelvoorde borderline et un Lacoste enfin subtil, le film s'enrichit d'une pléiade de seconds rôles et d'apparitions pour certaines jubilatoires (Houellebecq, Ovidie ou Andréa Ferréol notamment) et d'une bien jolie BO de Sébastien Tellier.
Au moment où l'on ne sait plus trop à quoi s'en tenir, le film se transforme en fable à la naïveté revendiquée. On pourrait trouver ça idiot, ou choisira d'être touché par une conclusion pleine d'espoir à la tendresse salvatrice. Saint Amour est un petit film qui fait du bien, "c'est toujours ça que les Boches n'auront pas !"
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Créée
le 6 mars 2016
Critique lue 394 fois
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le 16 févr. 2016
SuivreAprès leur plongée vers Near Death Experience, marquant le fond d'une descente déjà bien amorcée par Mammuth, le joyeux duo Kervern-Delépine semble avoir décidé, avec ce dernier opus, de remonter la...
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le 19 mars 2016
Suivre˗ Pfff... Oh la la... Putain que j'ai mal à la tête !... Jéjé ! ... ˗ Jéjé ? ... ˗ JEJE ! ˗ Oui, Behind, qu'est ce qui se passe ? ˗ Ca fait combien de temps que je pionce à ton zinc, Jéjé ? ˗...
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le 7 mars 2016
SuivreA la différence des films précédents du tandem Delépine - Kervern, à peine "Saint Amour" a-t-il démarré qu'il semble pécher par manque d'agressivité, de pertinence "politique" quant à la situation...
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le 5 juin 2013
SuivreOn mesure la richesse d'un film à sa manière de vivre en nous et d'y créer des résonances. D'apparence limpide, évident et simple comme la nature qui l'abrite, L'inconnu du lac se révèle beaucoup...
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le 7 sept. 2016
SuivreLa première partie est une chorégraphie muette, un ballet de croisements et de trajectoires, d'attentes, de placements. C'est brillant, habilement construit, presque abstrait. Puis les personnages se...
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le 14 avr. 2014
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