Salvable avait tout pour plaire : un cadre brut du Pays de Galles, un Toby Kebbell en sueur et en souffrance, et une promesse de drame père-fille poignant.
Mais au lieu de frapper fort, le film titube comme un boxeur en fin de carrière, recyclant les clichés du genre sans jamais trouver son propre rythme.
Porté par une performance exceptionnelle de Toby Kebbell et une ambiance visuelle immersive, mais entravé par un scénario prévisible et un équilibre mal maîtrisé entre drame familial et thriller criminel. Le film parvient a peine à toucher par ses moments intimes, notamment la relation père-fille.
Kebbell et LaBeouf, par leur charisme, donnent peut-être une illusion de profondeur à des personnages qui, sur le papier, restent stéréotypés. De plus, l’esthétique gritty, bien que réussie, est tout de même une autre forme de cliché, empruntée à des films comme Raging bull, ce qui pose la question de l’originalité réelle du film.
Le rythme lent, parfois excessif, avec des scènes contemplatives freinent l’élan narratif. La fin, bien que surprenante, manque cruellement de résolution, sombrant dans un mélodrame excessif. Laissant une impression d’inabouti,.
Bref , C’est un film qui veut boxer dans la cour des grands mais finit au tapis, étourdi par ses propres clichés.