Ce que recouvrait la terreur de Rosemary's Baby se précise : le tabou absolu du Baby Blues vécu dans la violence d'une prédation comme forme culminante du patriarcat. Une émancipation au prix d'une damnation, il n'y a pas de Pardon pour une mauvaise mère. Y en a-t-il? Un film comme celui-ci ou la publication recente de Milk Bar de Szilvia Molnar peuvent contribuer à faire bouger les lignes. Pour mieux comprendre, accompagner ces souffrances maternelles matinées qui sont certainement beaucoup plus répandues qu'on ne le croit. Le film en tous les cas dérange, fait peur, mais ce n'est pas gratuit.