Je ne sais pas si j'arriverai à poser mes mots dans cette critique, je pense mais écrire est parfois compliqué. Une critique est souvent objective mais j'ai tendance à écrire pour exprimer mon ressenti et à en faire quelque chose de purement personnel avec une certaine grande sensibilité. Justement, ce documentaire là n'a pas besoin de mots ou de langage écrit pour décrire la beauté du monde.
L'absence des mots
Les mots sont inexistants dans cette œuvre, il n'y a aucune parole ou quoique ce soit auquel où l'on pourrait se référer au langage oral. Tout se joue par le visuel donc par les images, le choix logique de l'utilisation de la caméra ou encore de la lumière. On cherche ainsi à montrer le beau, non par une histoire fictive quelconque, mais par le réel, au beau milieu d'endroits qui pourraient guère nous plaire pour leur modestie ou leurs grandes différences culturelles (notamment Afrique et Asie) mais il y a quelque chose qui fait que tout cela est beau.
Le beau est humain
Qu'est-ce que le beau dans ce documentaire ? Il s'agit tout simplement de l'être humain en lui-même. On ne cherche pas à mettre en avant le matériel. Les usines ou les milieux urbains sont en effet très présents mais ce sont bien les humains que l'on veut montrer. Les Hommes sont ceux qui sont à l'origine de notre monde, celui dans lequel nous vivons. Ils ont toujours construit par eux-mêmes et pour eux-mêmes, ils sont leur propre fin en soi même si ce n'est plus le cas dans notre société où se serait plutôt les Hommes au service de la société que la société au service des Hommes, c'est ça la différence. Le regard également joue un rôle énorme. Quasiment toutes les personnes que l'on voyait à travers le film nous regardait droit dans les yeux. Je me suis alors sentie comme concernée, comme si elles cherchaient à me dire quelque chose. Je ne parle pas leur langue, je ne suis pas de leur culture à tous ces gens mais par leur regard, qui parfois était très perçant, je sentais ce qu'ils pourraient se dire à ce moment là comme : Toi, spectateur qui me regarde, voilà qui je suis. Ceci est moi-même et tu es en train de contempler l'être que je suis. Je ne te connais pas, tu ne me ressembles peut-être pas, je n'ai sûrement pas la même culture que la tienne, peut-être qu'on ne parle pas la même langue mais nous sommes semblables par nos différences qui en font nos point communs. Nous sommes tout deux humains, nous avons un cerveau, un cœur et nous avons chacun de manière respective, notre langue, notre pays, notre culture mais nous habitons la même Terre et nous respirons le même air.
Alors, tout devient clair que l'humanité est le sujet de cette œuvre.
Samsara
Qu'est-ce que signifie alors "Samsara" ? Le samsara est, dans les religions/philosophies hindoues bouddhistes, le cycle de la vie en continu, la réincarnation. Dans ce documentaire qui porte ce titre, tout est question de spiritualité. Le voyage visuel débute d'abord dans un temple bouddhiste (d'après ma mémoire) puis continue par des liens logiques vers l'Afrique puis l'Asie, les États-Unis même, pour à la toute fin revenir au lieu du début, comme un cercle sans fin ni commencement : le Samsara.
Ce documentaire m'a beaucoup marquée par la beauté qu'il transmet à travers les images qui disent tout sans aucune parole, ce qui rend cette chose-là en elle-même bien plus belle que tout. La dimension est purement spirituelle et esthétique dans le sens où l'être humain est avant tout sa propre fin en soi ainsi que peut-être même l'une des plus belles choses au monde qu'il soit (même si pour de nombreuses personnes, cela peut-être très contestable). Quoiqu'il en soit, cette œuvre nous fait voyager au cœur de l'humanité, vers une vision du monde dont on ignore tant.