Le lieutenant Blin porte la poisse et c’est peu de le dire. Le même soir, il doit se rendre aux funérailles de sa mère, doit faire face à une enquête interne pour corruption et pour couronner le tout, il renverse un homme sur la route qu’il va maladroitement tenter de cacher… Sauf que bien évidemment, rien ne va se passer comme prévu.
Jamais deux sans trois, Sans répit (2022) est le remake français du film sud-coréen Hard Day (2014), qui cumule déjà deux autres remakes à son actif, l’un chinois et l’autre philippin. Pour cette énième relecture (à croire que les scénaristes sont en panne d’idée), c’est Régis Blondeau qui s’y colle et pour son premier long-métrage, ce dernier ne va pas réellement se fouler puisqu’il réalise quasiment un remake plan par plan. Heureusement qu’il prend quelques libertés par rapport à l’œuvre d’origine (la course-poursuite avec le taxi est remplacée par le celle du parking souterrain, oubliez la séquence dite de la grenade au commissariat, ainsi que la scène de la rizière et celle de la bagarre dans l’appartement, comprendront ceux qui ont vu le film de Kim Seong-hun).
Pour le reste, c’est le calme plat au niveau de la mise en scène, en effet, lorsque l’on connait le matériau d’origine, il est très difficile de ne pas voir ici les erreurs, les trop nombreuses ellipses et autres incohérences. Le réalisateur est parvenu à foutre en l’air tout ce qui faisait le charme de ce thriller sud-coréen. Exit la comédie noire et le thriller haletant, Franck Gastambide & Simon Abkarian font plus de peine qu’autre chose et ne parviennent pas à nous offrir quoi que ce soit d'un tant soit peu orignal, bref autant voir ou revoir l’orignal. Si c’est pour nous torcher ce genre de film ce n’est vraiment pas la peine, efforcez-vous d’écrire des scripts originaux plutôt que de pomper ceux des autres sans en avoir le talent.
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