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le 5 déc. 2012
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Résumé : Dans un futur proche, un couple vit sur une station en orbite de Saturne pour nourrir la Terre. Sur Terre, un officier instable assassine le capitaine chargé de la mission et prend sa place pour rejoindre la station. Là, il installe un robot expérimental qui absorbe ses pensées et devient une menace pour le couple.
Histoire : Le film devait d’abord être tourné sur l’île volcanique de Lanzarote, aux Canaries, avant d’être finalement réalisé dans les studios de Shepperton, où l’un des plus grands plateaux de cinéma fut construit spécialement pour l’occasion. Stanley Donen, surtout connu pour ses comédies musicales comme Chantons sous la pluie (1952), s’aventure ici dans un registre inhabituel avec cette œuvre de science‑fiction. Le scénario est signé Martin Amis, écrivain britannique réputé pour ses romans satiriques, dans l’une de ses rares incursions dans le monde du cinéma. Le tournage fut marqué par des tensions entre Donen et Harvey Keitel, interprète du capitaine Benson. L’acteur fut d’ailleurs doublé dans la version finale, ce qui surprit de nombreux spectateurs. Hector, le robot antagoniste, mesurait près de 2,50 mètres. Sa structure métallique articulée, difficile à manipuler, nécessita plusieurs ajustements pour rendre ses mouvements crédibles à l’écran. Réalisé avec un budget de 9 millions de dollars, le film en rapporta 21 et ne reçut aucune récompense.
Équipe : Réalisé et produit par Stanley Donen, célèbre notamment pour Chantons sous la pluie, le film réunit plusieurs grands noms du cinéma. La musique est signée Elmer Bernstein, compositeur de Wild Wild West, tandis que les effets spéciaux sont supervisés par Colin Chilvers, connu pour son travail sur X-Men. Côté casting, l’affiche réunit trois figures majeures : Kirk Douglas, Farrah Fawcett et Harvey Keitel.
Avis : Dans une station spatiale expérimentale perdue au milieu de nulle part, les décors kitsch contrastent avec une atmosphère sombre aux allures de thriller futuriste. La robotique hi-tech s’impose dans des détails minutieux, au cœur d’un huis clos qui explore le thème de la création. Ce conte spatial, porté par une réalisation intelligente, glisse progressivement vers une confrontation intense, chargée d’un véritable sens moral.
Critique : Le logo AFD ouvre un court générique qui plonge immédiatement l’image dans une science-fiction d’une autre époque, installant un univers futuriste à la fois complexe et violent. L’embarquement vers l’espace adopte les codes classiques du space opera, avant de ramener l’action dans une station spatiale où les personnages se dévoilent progressivement. La longue mise en route, soignée malgré des effets kitsch, permet d’entrer dans la base et de découvrir une mission marquée par des relations tendues. Les détails étranges convergent autour d’une machine mystérieuse, tandis que la situation dégénère au fil des recherches censées accélérer le programme scientifique.
La construction de la machine par l’étrange personnage du début entraîne le récit dans une spirale typique de la science-fiction, saturée de technologie. La naissance du robot, véritable pièce maîtresse, redimensionne l’action; la réalisation explore le thème de la création par transmission de l’esprit, tout en déployant un schéma de thriller spatial porté par de solides performances d’acteurs. La préparation du robot installe une violence malsaine qui nourrit la querelle entre les protagonistes, dans un tourbillon tendu et une ambiance constamment palpitante. L’horreur s’installe peu à peu, transformant la création en menace sanglante, soutenue par une mise en scène audacieuse et des événements implacables. Les rebondissements autour de l’affrontement homme-machine s’enchaînent, révélant une folie croissante au cœur d’une technologie redoutable.
Plus l’intrigue dévoile ses subtilités, plus la violence s’intensifie, jusqu’à conclure la querelle dans un combat effrayant. Le huis clos bascule alors dans une survie infernale contre une machine qui prend le contrôle de la station, instaurant une angoisse constante. La confrontation finale met en valeur le robot dans un dénouement habile et spectaculaire. Malgré une histoire répétitive, le film reste divertissant grâce à ses décors, son ambiance et ses acteurs, qui assurent une immersion solide. Le mélange d’action, d’aventure et de tensions psychologiques s’entoure d’une réflexion sur la création robotique par un esprit instable, soutenue par une philosophie discrète. Malgré les défauts liés à son époque, les thèmes et l’intensité du récit conduisent à un divertissement sombre et singulier de la science-fiction.
LIEN DU FILM SUR YOUTUBE > https://youtu.be/J0IH_r3b0Hw?si=oQ-wKjVlySiuIzFY
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il y a 6 jours
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le 5 déc. 2012
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