C’est un film de sous - marin et un film catastrophe. Sa trame est simple mais cela reste captivant de bout en bout car une fois l’accident présenté (collision en surface entre un navire marchand et un sous-marin, coulé et posé à 400 m sur une crevasse au bord d’un gouffre, sujette à des glissements de terrain), le sauvetage nous fait suivre plusieurs paramètres de l’action qui doivent se déployer en synergie. Pourtant, ils sont nombreux.
Il y a l’organisation generale en surface par la marine (Stacy Keach joue le capitaine).
Il y a la connexion avec l’équipage du sous -marin (Heston en joue le le commandant).
Il y a un bathyscaphe sous marin de poche (avec David Carradine et Ned Beatty) qui est les yeux du navire amiral.
Il y a le nettoyeur de la trappe de sortie du sous marin laquelle est encombrée, puis le véhicule d’un artificier.
Et il y a enfin le rouage héroïque de la fin du sauvetage : un autre engin spécial, le DSRV (Deep Submergeance Rescue Véhicule) qui va transborder ce qui reste de l’équipage en plusieurs voyages.
Le montage est efficace, les personnages plutôt standards.
Ronnie Cox est le second qui a été promu, puis, déçu, devenu amer et opposant, et qui à la fin se sacrifie : une séquence convenue sinon attendue.
En revanche, on n’a jamais vu Charlton Heston comme ça : c’est le bon commandant proche de la retraite qui prend les choses en main, certes, mais il est tres humain, compatissant, vulnérable voire fragile, il en arrive même à pleurer d’impuissance, de compassion et de culpabilité.
(Notule e 2018 publiée en avril 2025)