Un nouveau jeu. De nouveaux pièges. Mais tout le reste : pareil !

Sur la jaquette de mon DVD, il est écrit : "Un nouveau jeu. De nouveaux pièges. Les mêmes règles". Ça résume plutôt bien le film.


La règle est la même pour toutes les sagas : elles ont forcément besoin de se renouveler. Répéter une formule en boucle, c'est être redondant, ça ne vaut pas le coup de produire un nouveau film si c'est pour ne rien ajouter. J'adore tous les films de la saga Alien parce que chaque réalisateur y apporte sa touche reconnaissable et modifie totalement l'ambiance du film, qu'on apprécie ou non. Saw, c'est toujours pareil.


J'ai beaucoup aimé le premier volet, et même le second car son système de huis clos apportait quelque chose, mais dès Saw III on tombe dans le torture porn vulgaire qui se contente de garder les mêmes éléments que dans les précédents films, à savoir : montage nerveux avec tout plein de flashs, structure mêlant scènes de tortures et enquête, des murs verts et sales, un twist final (génial dans le premier Saw, mais qui perd peu à peu de son effet). En plus, les personnages se multiplient, si bien que je commence à avoir franchement du mal à suivre l'intrigue...


Certes, c'est toujours Bousman qui est à la réal depuis Saw II, ce qui explique les similarités d'ambiance, seulement là il ne magnifie pas son style, il le recopie juste tel quel. Pourtant, le film commençait plutôt bien, avec une ambiance chirurgicale plutôt calme et un Tobin Bell tout gris dans une pièce toute grise, et un sang couleur framboise criarde. Mais ce n'est qu'une intro, et ensuite le film reprend ses habitudes.


Le spectateur est sans cesse pris par la main avec les nombreux flashbacks rappelant des scènes des films qu'on a déjà vus, mais... C'est d'autant plus frustrant que je reste malgré tout perdu dans le scénario. De plus, les timings sont toujours trop parfaits pour me convaincre, et mis à part Tobin Bell, les personnages sont lisses et sans âme, et même quand il y en a un qui commence à susciter mon intérêt, soit il meure, soit mon intérêt tombe à l'eau.


Je commençais à apprécier l'ex-femme du tueur au puzzle, qui tenais tête aux flics tout en donnant l'impression de savoir quelque chose, mais allez savoir pourquoi, elle craque, elle avoue tout...


Je serais toutefois indulgent avec ce film, car il a le mérite de ne durer qu'une heure et demi et n'est donc pas trop chiant ; je ne le considère pas non plus comme une abomination, car quand on répète trop une formule, certes on fera au mieux un film passable, mais au moins on évite le désastre étant donné qu'on respecte ce qui fait l'esprit de la saga.

Monsieur_Cintre
4
Écrit par

Créée

le 14 janv. 2020

Critique lue 284 fois

Monsieur_Cintre

Écrit par

Critique lue 284 fois

4
4

D'autres avis sur Saw IV

Saw IV

Saw IV

2

James-Betaman

le 3 juin 2019

Suivre

Tellement mauvais que j'ai envie de Saw-ter par la fenêtre

Il y a un écart de qualité évident entre le premier film Saw réalisé par James Wan et les deux épisodes suivants réalisés par Darren Lynn Bousman. Mais il y avait encore une certaine qualité qui s'en...

Saw IV

Saw IV

8

Black-Night

le 1 sept. 2017

Suivre

Critique de Saw IV par Black-Night

Revisionnage, avis et note inchangés. A partir de cet épisode la saga en a déplu beaucoup car à la base les scénaristes étaient parti sur une trilogie point barre. Puis finalement la saga est...

Saw IV

Saw IV

9

MFFC

le 11 nov. 2017

Suivre

Un Chien vaut mieux que deux tu Verras

La saga sanglante créée en 2004 par James Wan et Leigh Whannell n'a cessé, durant les années qui suivirent de s'agrandir, chaque année, aux environs d'Halloween, un nouvel opus sortait ses outils de...

Du même critique

Psychomagie, un art pour guérir

Psychomagie, un art pour guérir

6

Monsieur_Cintre

le 4 sept. 2019

Suivre

Pascal le grand-père

Psychomagie commence par une comparaison avec la psychanalyse de Freud. La psychomagie n'est donc pas tant un art qu'une thérapie, une thérapie par les actes. Ce documentaire relate les blocages...

The Big Lebowski

The Big Lebowski

10

Monsieur_Cintre

le 26 avr. 2020

Suivre

Tout commença par une souillure de tapis...

En 1998, les frères Coen ont déjà maintes fois affirmé leur style à la fois étrange, absurde, dramatique, noir et comique. Un savant mélange qui, deux ans après la réussite de Fargo, donnera...

Mon nom est Personne

Mon nom est Personne

7

Monsieur_Cintre

le 5 sept. 2020

Suivre

Le chemin vers la reconnaissance

Mon Nom est Personne est à la fois un western spaghetti et un hommage au genre. Il s'agirait à l'origine d'un projet de Leone - le roi des spaghettis - qui en est le producteur, et qui souhaite...