Carrousel a trois tendons, Qui n'ont ni pompes ni cochons

Comme le veut la tradition, chaque nouveau réalisateur d'un épisode de la saga, réalise avec son Saw, le premier de sa filmographie, et en général ils ont déjà tous bossé sur la saga avant de se glisser derrière la caméra, c'est une fois encore le cas ici. Kevin Greutert fut en effet le monteur des précédents films.


Il succède à David Hackl qui nous avait laissé un Saw V moins ambitieux et moins marquant techniquement que ce qu'avait pu faire Darren Lynn Bousman. Malgré cela j'ai tout de même adoré son opus qui visait à renouveler un peu la formule, rien que photographiquement déjà. Bien que le même chef op soit toujours aux fourneaux, il suit ici les couleurs chaudes/froides instaurées sur le précédent film, en plus soigné.
Greutert se fait méchamment plaisir en nous faisant suivre le jeu d'un magna des assurances qui selon Jigsaw aurait droit de vie ou de mort sur les gens. Son parcours est original et terriblement efficace, les pièges sont inspirés et le twist final excellent. Étonné d'ailleurs de trouver une scène post-générique à laquelle je crois n'avoir jamais fait attention.


En vostfr, haute définition toujours, j'ai été assez impressionné de la qualité de cette dernière, bien plus belle que celle du V. Photographie qui fait mouche, bande son qui manque peut-être un peu de punch par ci par là mais qui fait son taf, casting qui fait ce qu'il doit faire, et mise en scène efficace.
Saw n'a jamais été une référence ultime en matière de mise en scène, mais elle respecte au moins son intention, à savoir faire dans le crade et l'immersif, ce qui est réussi.
Tobin Bell toujours présent via des flashbacks intéressants, est impeccable, il possède une fois de plus son personnage. Costas Mandylor reste fidèle à lui-même, pas vraiment bluffant mais il ne perd pas son personnage de vue.


Comment causer de Saw VI sans évoquer la folie "saucisse" qui a régnée à la sortie et qui doit toujours régner pour les blagues d'Halloween ? Et bien que dire franchement... c'pas non plus comme si la suite s’appelait Chaussette... nan ?


En bref, voilà un excellent opus à rajouter à la saga, malgré le scénario qui brode toujours, ça ne me choque pas et reste cohérent.

MFFC

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