Quelques peu malhabile, cette première oeuvre d'Asia Argento en tant que réalisatrice n'en demeure pas moins prometteuse. Sorte de journal intime sur pellicule, largement autobiographique, elle nous raconte sa vie : devenue trop vite une icône, notamment à cause de ses parents, ses déceptions professionelles, et surtout sentimentale.
Cultivant son côté trash (et c'est peut-être là qu'elle pêche), son film contient néanmoins quelques bonnes trouvailles visuelles, qui vont chercher (mais pas uniquement) en grande partie dans l'onirique (on notera aussi l'hommage à son père au niveau de l'éclairage bleu et rouge !): Le théatre grec...
Filmé en DV par cette enfant du cinéma, cela rajoute un côté réaliste et documentaire à l'oeuvre. Encore un peu maladroite, elle réussi quand même a faire de ce film Trash un moment d'un romantisme organique, parce que sous ses allures de Bad Girl, elle semble toujours à la recherche de l'amour parfait.