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Angst de 1983, est l'un des filmles plus révolutionnaires du cinéma de genre.
L'innovation vient d’abord d’un dispositif de mise en scène proprement fou . Avec sa caméra mobile artisanale, Kargl et son chef op se libère de toute contrainte technique. La caméra flotte, tournoie, orchestre d'incroyable plans avant de se fixer littéralement au corps du tueur. Elle ne le lâche plus, accroché à son torse ou à son visage, elle devient une personne à part entière. Une maitrise technique époustouflante.
Le film refuse le découpage classique pour une immersion totale et poisseuse. La voix off invasive du mec, les monologues intérieurs d'une amoralité absolu, nous force à rentrer dans la logique de ses pulsions. Ce malaise est amplifié par la bande son électro, cette respiration hérétique, ces gros plans sale (la saucisse), pour nous faire sentir une violence totalement désincarnée. Franchement être à l'intérieur d'un fou, mais quel idée horriblement incroyable !
Et c’est pour ça que cette œuvre est folle. Angst n'as quasi pas de narration, c'est de l’expérience sensorielle pure. C'est une véritable capture de la folie meurtrière et qui prend le spectateur en otage. Un chef œuvre de mise en scène et une pépite trop méconnu pour ce qu’elle a apporté.
Créée
le 28 sept. 2025
Modifiée
le 21 avr. 2026
Critique lue 9 fois
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