Les plus :
- Le film a une classe visuelle indéniable, avec une photo superbe et une bonne utilisation de la steadycam.
- Un scénario très malin, multipliant les faux coupables comme il se doit, avec un dénouement auquel on est habitués mais qui restait sacrément original à la sortie.
- La scène d'introduction reste l'une des plus réussie et du cinéma d'horreur, devenue culte à juste titre.
- Outre l'aspect meta, le film aborde des thèmes plus profonds qu’à l’accoutumée, notamment l’idée que la technologie ne sauvera pas l’humanité... (les téléphones portables étaient nouveaux à l’époque).
- Une direction d'acteurs impeccable, comme toujours chez Wes Craven, qui parvient à en tirer le meilleur.
- Les personnages sont très bien écrits et plus subtils qu’il n’y paraît, les quelques improvisations des acteurs les rendant encore plus crédibles.
- Peu de meurtres, mais certains sont très réussis, comme le premier, sacrément cruel et brutal, et bien sûr la mort dans la porte du garage, avec de très bons effets signés KNB.
- Excellente musique de Marco Beltrami, qui signait alors sa première partition pour un film !
Les moins :
- À la lisière de la comédie, et c'est réussi la plupart du temps, il y a quand même certaines séquences qui me font toujours tiquer, notamment les apparitions du tueur dans les buissons, les multiples coups qu'il subit durant les scènes de poursuite, ou la mort du principal, joué par Henry Winkler (Fonzie) qu’on a du mal à prendre au sérieux.
- Pas de nudité ! Non je déconne... ils ont bien fait d'éviter ce cliché.
Très intéressant de revoir le film aujourd’hui. À sa sortie, j’étais sur la défensive car je pensais qu’il allait se moquer du genre, et j’avais été bien surpris par le final. Force est de constater qu’il a très bien vieilli et reste efficace malgré toutes les parodies qui ont suivi. Je n’ai justement jamais vu les Scary Movies (titre original de Scream !) pour ne pas me gâcher le plaisir... Un slasher "moderne" de 1996 (!) qui a lancé toute la vague que l’on connaît, mais qui restera sans nul doute le meilleur de son époque.