Que dire de scream, 30 ans après sa sortie ?
Craven est au creux de la vague au milieu des années 90, son film méta sur sa créature Freddy Krueger n'a pas rencontré son public, sa collaboration avec Eddy Murphy est un échec filmique et commercial; le scénario de Kevin Williamson va donc arriver comme une bénédiction, relançant à la fois le metteur en scène et le genre slasher.
Le film va tirer son épingle du jeu en jouant sur les codes du genre, les incluant comme moteur du récit, mise en abime consciente d'un genre qui semblait mort, et qui renait sous la plume de Williamson et la caméra de Craven, sous une nouvelle forme : le fameux néo-slasher.
Le film se joue de la geekerie adolescente pour le genre, tout en ne reniant jamais son appartenance à ce dernier, sans cynisme, avec intelligence, il élabore un véritable nouvel angle de vue, qui alimentera nombre de séries B de tout calibres par la suite.
J'ajoute un petit big up au couple Cox-Arquette, que je trouve très cool et attachant, il forme avec Sidney ( Neve Campbell, pas une grande actrice, mais elle fait le job) le trio qui sera la véritable colonne vertébrale de la saga.
Un bain de jouvence pour un genre moribond et pour un grand artisan du fantastique et de l'horreur en un seul film, c'est plutôt pas mal.