L’intrigue se déroulant à Hollywood, la dimension méta reste garantie. Mais vu qu’on finit par s’habituer au ton de la série, ce troisième hurlement commence à avoir un parfum de redite. Ce n’est pas encore fadasse, mais le couteau s’est largement émoussé. Et les astuces de mise en scène semblent bien plus artificielles.
Le film est plombé par sa multitude de protagonistes sans substance, exception faite de l’alias de Gale Weather qui cabotine encore plus que le personnage d’origine, et est finalement la seule à tirer son épingle du jeu. A ça s’ajoute quelques bonnes scènes parce que Wes Craven a quand même un minimum de talent ; quelques répliques marrantes ; et quelques apparitions rigolotes, de Carrie Fisher à Silent Bob.
Ça se suit gentiment pendant un bon moment. Mais le final, où Ghostface n’en finit plus d’être abattu pour mieux ressurgir, tire bien trop en longueur. C’est gentiment distrayant, mais raté à moitié. Et à la revoyure, le film, sympatoche à la première vision mais largement périssable, ne passe pas le crash test. Bref, on est loin des qualités du premier opus.