Dès le départ, ce septième volet partait très mal. Entre les départs des deux figures de proue de la nouvelle trilogie, Melissa Barrera (virée suite à sa prise de position dans le conflit israelo-palestinien) et Jenna Ortega (partie en soutien à sa partenaire), et le réalisateur Christopher Landon qui ne pouvait plus assurer un bateau prenant l'eau, le chaos était total. Alors, de voir débarquer le scénariste initial à la réalisation et le retour de Neve Campbell - la production acceptant finalement sa demande financière car elle seule pouvant sauver les meubles -, cela ne rassurait pas des masses. Donnant à ce nouvel opus des airs de projet rafistolé à la dernière minute, pour donner impérativement aux fans une promesse quitte à la bâcler. Et c'est clairement ce que le film est... Hormis un plaisir certain de retrouver le personnage de Sydney Prescott, d'avoir quelques meurtres sympathiques - celui du théâtre est clairement vicieux -, et quelques idées amusantes, Scream 7 est un produit fait à la va-vite. Limite sans envie ni conviction, se perdant dans des clichés qui ne font plus trop rire et un final encore plus alambiqué et ridicule que dans les titres précédents. Ce n'est pas honteux, mais l'entreprise témoigne d'une franchise délibérément arrivée à bout de soufle, en proposant un épisode anecdotique, mollasson et cynique. A reconsidérer au fil du temps, mais peut-être le Scream le plus faible à mes yeux.