Le filon s’épuise vraiment avec ce septième opus. Voir Kevin Williamson passer à la réalisation après avoir été scénariste et producteur pouvait intriguer, mais le résultat est loin d’être convaincant. La mise en scène reste très moyenne et le scénario manque cruellement d’inspiration.
Le plus regrettable est sans doute la disparition quasi totale du méta qui faisait l’ADN de la saga. Là où les premiers films, orchestrés par Wes Craven, jouaient avec les codes du slasher, Scream 7 retombe dans un slasher classique, exactement le type de film que la franchise tournait autrefois en dérision.
Courteney Cox est réduite à un rôle d’accessoire, ce qui renforce l’impression d’un épisode sans véritable enjeu. Heureusement, Neve Campbell apporte encore une présence solide et parvient par moments à sortir le film de sa torpeur. Mais c’est trop peu pour relancer l’intérêt.
Et pourtant, en tant que fan de la série, difficile de ne pas ressentir une certaine déception face à cet opus qui semble avoir oublié ce qui faisait le sel de Scream.