Je n’attendais rien de ce Scream 7. Tout dans son développement, la manière dont il a été fait et repensé, tout s’annonçait mauvais. C’était un 360 degré, avec un énième retour vers Sidney Prescott en personnage principal puisque les sœurs Carpenter sont définitivement écartées du script. Et pourtant, pourtant, via le retour de Kevin Williamson à la réalisation (le scénariste du 1, 2, 4) pour moi on est revenu d’une certaine façon aux sources des films de Wes Craven.
Une bonne surprise ?
L’introduction du film est efficace, mais je dois admettre que celle du 6 la surpasse. Le symbolisme néanmoins est fort puisque la maison de Stu Macher brule. Et on se rend compte finalement que pour une fois, dans un Scream, la volonté de surprendre n’arrive pas dans l’introduction mais bien plus tard.
En effet après une longue présentation de Sidney, de sa relation avec sa fille Tatum, de sa vie de famille, des traumatismes qu’elle a encore dans sa vie, Sidney reçoit un appel de Stu Macher en face time (est-il vivant, est-il mort ?) lui annonçant qu’il va s’en prendre à sa fille et qu’il ne se cache pas.
S’ensuit deux scènes de morts qui rappellent un peu Scream 2, et une Sidney Prescott qui arrive énervée bien décidée à éliminer ce nouveau Ghostface très rapidement. Il s’échappe, Sidney décide de faire ses valises pour partir à nouveau (en donnant au passage une explication du pourquoi du comment elle n’apparait pas dans le 6) et quand soudain, le film casse les codes, Ghostface attaque à nouveau de suite.
C’est objectivement le Ghostface le plus offensif de toute la saga avec le 3. S’ensuit une scène de lutte, Ghostface tente à nouveau de s’évader quand… Patatra il se fait percuter par une voiture conduite par Gale Weathers et les jumeaux Meeks. Il est décédé, on révèle son identité au bout de 30 minutes de film et on se rend compte que c’est un « no name » qu’on a croisé 20 secondes dans le film.
Est-il envoyé par Stu Macher ? A-t-il des complices ? J’ai été surpris par Scream 7 qui brise ses propres codes pour surprendre à nouveau. Les scènes de meurtres sont plus réussies que celle du 5 et du 6, avec un gore exagéré car le film est à prendre au 7 éme degré.
Le film va passer le reste du temps à jouer avec les attentes des spectateurs, tout en donnant un développement assez innatendu entre l’amitié Gale/Sidney, en donnant d’une certain façon le flambeau de la final girl à sa fille Tatum et surtout, en s’affranchissant là aussi du code classique, le tueur se cache parmi les potes de Tatum. Ils se font tous dégommer dans le film.
Et là où le film est fort, c’est que la première personne que j’ai soupçonnée (et qui est bien la tête pensante du carnage) on arrive à me faire douter de sa culpabilité car elle tue… Son propre fils.
Un twist final raté
Par contre autant le dire tout de suite, les motivations des tueurs sont les pires de la série. Probablement la première fois qu’on a vraiment de vrais malades mentaux. C’est assez mal expliqué, et c’est très méta.
Globalement, Sidney est ciblée par sa voisine et amie Jessica, Marco qui travaille à l’asile psychiatrique du coin et Karl (qui se fait dégommer à la 30 eme minute) un patient échappé de l’asile.
Jessica est une fan de Sidney Prescott, qui a été très inspirée par son livre écrit dans Scream 4, où elle raconte son enfer (la trilogie originale). Ayant un mari abusif et violent, Jessica s’est sentie inspirée par le côté vengeur de Sidney pour éliminer son propre mari et s’en tirer. Par la suite (et c’est là où c’est très méta) Jessica a été très déçue que Sidney n’apparaisse pas dans les massacres de New York, considérant qu’elle a abandonné son flambeau de Final girl ou de Scream Queen. Jessica décide donc d’organiser un massacre pour faire de Tatum la nouvelle Sidney. Et Stu Macher n’a jamais été vivant, il apparait sous forme d’IA pour narguer Sidney.
C’est très bas de plafond, c’est Wtf au possible, c’est le pire motif jamais invoqué dans un Scream. Et même l’affrontement final c’est n’importe quoi. Je trouve ça pas mauvais, je trouve juste que ça gâche un film qui était bon jusque-là, avec des idées intéressantes, notamment la partie hide and seek dans une ville sous couvre-feu.
Bref au final, Scream 7 est une relative réussite à mon sens, à part sa fin ratée.
Je considère que c’est le meilleur de le trilogie 5 6 7. Par contre il est à prendre au 7 eme degré, et le film ne fait plus peur, plus à aucun instant.
Mon classement des films au final est 1>2>4>3>7>5>6