Frissons 7
‘’Frissons 7’’ tel qu’il nous a été servi n’est pas celui qui était initialement prévu. Puisque ce septième volet est le résultat d’une série d’événements discutables et hasardeux. D’emblée, les réalisateurs Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett ayant mis en boîte les deux derniers opus quittent le navire assez rapidement. Et ce malgré le fait qu’ils avaient annoncé avoir planifié une trilogie. Puis la nouvelle actrice principale de la saga, Melissa Barrera, se fait renvoyer pour ses prises de position sur la guerre à Gaza. Dans la foulée, l’autre actrice phare de la franchise, Jenna Ortega, annonce son départ.
Pour sauver les meubles, le studio va convaincre le créateur de la licence Kevin Williamson de revenir comme producteur et scénariste. Celui-ci va choisir Christopher Landon comme nouveau réalisateur. 4 mois après cette annonce, le nouveau réalisateur jette l’éponge aussi. En parallèle, il est demandé aux scénaristes Guy Busick et James Vanderbilt d’écrire un nouveau scénario de zéro reprenant le personnage de Sidney Prescott comme figure centrale. Quand finalement Williamson reprend les rênes de la réalisation, il va aussi tout réécrire le scénario derrière.
C’est de ce nouveau récit que va naître l’idée de ramener le personnage de Stuart Macher du tout premier volet. Pour l’anecdote, depuis le film original, des théories de fans évoquaient la possibilité qu’il était toujours vivant. Ce que son interprète Matthew Lillard a tenté de concrétiser dès ‘’Frissons 3’’ sans succès. Il va alors revenir à la charge à chaque nouvelle suite. Finalement, c’est ‘’Frissons 7’’ qui va lui donner gain de cause.
Ce ‘’Frissons 7’’ reprend en soi la même formule que ses prédécesseurs avec désormais une critique méta autour de la nostalgie et de l’IA. Neve Campbell et Matthew Lillard reviennent tous deux dans la saga. À sa sortie, le film va être autant un énorme succès au box-office qu’une vive déception chez les critiques. Certains d’entre eux le qualifiant comme étant le pire de la franchise. Ce qui ne va pas empêcher les studios d’annoncer un huitième chapitre dans la foulée. Je vais donc découvrir si cette affirmation est justifiée ou non, c’est parti!
Un nouveau tueur Ghostface fait son apparition dans la petite ville de Pine Grove où vit maintenant Sidney Prescott. Cette fois-ci, il s’en prend à la fille de Sidney, Tatum Evans. Sidney n’a pas d’autres choix que de replonger dans son passé pour découvrir qui s’en prend à sa famille…
‘’Frissons’’ septième du nom est sans doute l’opus le moins bien maitrisé de sa licence. Est-il mauvais pour autant? Je dirai pour ma part qu’il est plutôt moyen en bout de ligne. Sa séquence d’introduction est réussie ainsi que son usage de la nostalgie. Par contre, tout le reste est assez maladroit. Il y a bien 3-4 idées qui méritent d’être soulignées, comme l’usage de l’IA par le tueur ou encore la séquence de poursuite dans la maison de Prescott en milieu de film.
Pour le reste, clairement l’aspect horrifique manque de mordant (le film ne regorge pas vraiment de séquences mémorables de ce côté-là). Sans compter que le nouveau tueur est extrêmement bancal. Un élément qui n’est pas un défaut en soi, mais qui m’a fait beaucoup tiquer. C’est qu’à plusieurs reprises dans le long-métrage, le récit justifie ou souligne l’absence de Sidney dans le précédent opus.
À part ça, le retour certes incongru de Matthew Lillard est plaisant. Les nouveaux venus dans la saga comme Michelle Randolph, Mckenna Grace, Jimmy Tatro et Joel McHale sont tous de sympathiques ajouts.
En conclusion, oui, ‘’Frissons 7’’ est une déception à bien des niveaux, mais à la vue du bordel de production qu’il a subi, il n’y a rien d’étonnant, loin de là. L’efficacité du méta-slasher se ressent sans mal émousser ici. C’est donc une œuvre moyenne qui se laisse regarder sans plus. Pour ma part, je suis curieux de découvrir la direction que va prendre le futur huitième volet.
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