Deux décennies plus tard, Scream revient avec Scream 7. Le film voulant jouer la carte du requel, il réorchestre la partition du premier opus pour lequel il a officié, à quelques notes près.
-Engager une actrice connue et la zigouiller dans les premières minutes (Drew Barrymore/McKenna Grace), les tripes à l'air.
Le flic de service empoté devient un solide cogneur. (Dewey/Mark)
On remet un Randy avec la cousine de Randy dans son rôle du copycat de Randy.
On rejoue la carte du petit ami et son copain fêlé. (Billy et Stuart/ Ben et Lucas)
On met le tueur en action autour de la porte de garage.
On remet "Red Right Hand" à la bande son du film.
Gale Weathers veut des scoops et se comporte mal pour arriver à ses fins.
une mort "choc". (porte du garage/pompe à bière)
le "meurtre" de la piscine, trauma originel de Sidney.
Le collègue dit qu' "il va revenir" et est plus une aide utile qu'un complice.
Le flic s'en sort à la fin.
De ci, de là l'histoire surprend (cf. l'arrivée de Gale Weathers), utilisation des technologies actuelles à diverses fins, transmission du savoir mère-fille... Malgré ses quasi 2 heures, le film est ne lambine pas vraiment, tout se déroule assez efficacement, s'emballe au dernier tier et...
...tel le tueur trop empressé d'en finir, l'histoire se prend les pieds dans le tapis et se ramasse le masque de ghost face en plein dans le parquet dans un dernier quart d'heure affligeant de grand n'importe quoi.
Tout ceci est fort regrettable, le film se tenait assez bien dans son ensemble, ayant réussi à me faire oublier les effroyables Scream 5 et 6.
Les tueurs n'ont aucun mobile crédible car pas travaillés et donc sans profondeur, sont clichés, sortent de nulle part , Sidney se met à répéter ses "One Liners", et sa fille qui était traumatisée sort un "Im Sidney fkin Prescott daughter !" aussi incongru que le "Yipeekai "sorti à tout bout de champs dans un Die Hard 5 ou plus récemment le "Get away from her you B****" d'Alien Romulus.
J'aurai encore préféré qu'ils jouent la carte du remake jusqu'au bout en twistant le truc avec le petit ami et son ami fêlé, ou encore le copain fêlé (qui disparait pendant un plan dans le bar PILE quand le coup de fil de Stu est passé) et le père absent mentionné par la mère en début de film ou encore aller, Stu' lui-même revenu d'entre les morts tel le Joker sorti d'Arkham ! (vu que la piste du tueur ayant corrompu un voisin de chambre est évoqué)
C'était mes principales pistes et franchement, quand arrive le temps du reveal c'est un long facepalm de 15 minutes. On est tant sur niveau de conscientisation que les scénaristes confondent meta-discours avisé (pourtant arrivant à tomber juste avec l'âge des actrices à Hollywood ayant un rôle de lead) et un ramassis de clichés sur ce qui a fait le succès du premier film. Il ne suffit pas de dire que la nostalgie fait vendre et se sentir tout edgy, il faut le comprendre. Tout comme les exemples de films cités plus haut en leur temps, il y a confusion entre timing de punchlines inédites et One-liner replacé à la va que je te pousse pour faire cool sonnant si creux qu'il sort instantanément le spectateur du récit.
Dommage avec une bonne réécriture du twist ce Scream 7 aurait pu être une agréable surprise, surtout que ce film est réalisé et co écrit par le scénariste de l'époque . Au lieu de cela il n'est qu'une nouvelle déconvenue. L'Hollywood de nos jours étant ce qu'il est , il a installé sa "Sydney 2.0", ayant cancel sa précédente prétendante car la mouvance actuelle nauséabonde trouvait ses positions trop wokes (Melissa Barrera), c'est donc reparti pour un "milking" de franchise avec Scream 8, minimum.
"C'est de l'Elevated Error !" Ghostface lisant la fin du script d'une main, testant le mur porteur avec sa lame de l'autre.
6.5/10