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Retour au foyer
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le 21 août 2016
Voici l'un des tous derniers films concoctés par Stan Brakhage, véritable saisissement visuel et silencieux de près de 18 minutes nous entraînant dans un maelström de couleurs aussi haptiques que parfaitement abstraites. Quelques mois avant sa mort et son ultime proposition filmique intitulée Chinese Series ( petit monument de scratching pelliculaire au cœur duquel il triturait le motif de l'idéogramme sous toutes ses infimes coutures, l'imposant avec trouble et délice comme un symbole et/ou un hapax se détachant d'un Noir profond et absorbant se substituant au néant...) le plus prolifique des cinéastes de la scène expérimentale américaine accouchait donc d'un poème reprenant tout aussi bien les fulgurances proches du poème-herbier que représente le superbe Mothlight que les visions extra-sensorielles d'un court tel que le mémorable Black Ice fabriqué une dizaine d'années plus tôt...
En résulte un objet serti de couleurs redéfinissant image par image les limites et les possibilités du cadre et de la "frame". En éraflant à sa guise ( mais également avec une minutie aussi précieuse que littéralement incomparable ) la pellicule métrique de son projet poétique Stan Brakhage convoque aussi la présence du méconnu Philip Solomon, dont le tirage optique parvient à sublimer les visions pittoresques et empreinte d'aspérités du réalisateur XP. Quelques minutes à travers lesquelles le spectateur devra faire face à sa propre déviance scoptophile, noyé dans un tourbillon de verdures tranchées à la serpe, de bouillonnements magmatiques et/ou plasmatiques d'un rouge aussi puissant que poisseux et de précipitations cristallines d'un bleu d'acier proprement électrisant. Entre les visions printanières, estivales, automnales et hivernales se succédant comme autant d'occurrences plastiques aussi ravissantes que pittoresques Stan Brakhage signe avec Seasons... son probable chant du cygne filmique. Somptueux et hypnotique.
Créée
le 8 juin 2025
Critique lue 13 fois
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