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le 26 oct. 2023
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Après le désespoir absolu, donc la lucidité, d'Adieu les cons, qui lui a valu un très joli nombre de spectateurs ainsi qu'une belle moisson de César, Albert Dupontel s'enlise bizarrement dans une...
Hier les français pensaient covid : avec ce gouvernement ils pensent qu'au plein !
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Triple dédicace de ce film d'Albert Dupontel destinée à Tavernier, Belmondo et Delville...
Les raisons ?
Albert Dupontel (1961/----) a choisi non seulement de rendre hommage à Bertrand Tavernier pour ses talents de réalisateur mais aussi de pédagogie : il était un cinéphile de légende qui l'a nourri de ses connaissances cinématographiques, en l'alimentant jusqu'à sa mort de conseils sur les films à aller voir : les découvertes ont été nombreuses et fertiles !
Belmondo lui, l'a fait rêver enfant et symbolisait la jeunesse de l'époque : il l'a beaucoup fréquenté jusqu'à la fin de sa vie, et l'impressionnait par sa joie de vivre !
Enfin Deville aura osé le sortir d'une mauvaise passe, en lui confiant le rôle principal du film
"La Maladie de Sachs", et le reconnaître ainsi comme acteur à part entière...
A la source de ce "Second Tour" sed cache le mythe "Kennedy", et en l'occurrence ce documentaire de 1968 "Bobby Kennedy For President", et sa fin horrible, qui avaient marqué Dupontel.
Comme son discours à Indianapolis où il annonce la mort de Martin Luther King : démontrant ainsi la puissance et la portée d’une parole politique improvisée, donc à priori sincère, sa puissance émotionnelle et poétique (Eschyle est cité)...
Dupontel d'ajouter :
"Et si Robert Kennedy n’avait rien dit de ses véritables intentions politiques et sociales ? Ce qui m'a fait créer le personnage candidat imaginaire de PHM : Pierre-Henry Mercier.
A partir de là, le vrai et le faux savaient que dans l'ombre, on allait chercher à les assassiner...
Ces préambules sont destinés à vous faire mieux comprendre les circonvolutions complexes à ingurgiter du scénario de l'auteur, qui a inventé à son personnage fictif un frère jumeau pour brouiller mieux les pistes. Moteur :
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"Au passage dans une rue d'un candidat à la présidence de la République française, sa voiture explose, laissant ses occupants survivants, mais pas l'équipe de tournage politique qui l'accompagnait...
Ce qui nécessite son remplacement au pied levé par un autre tandem dont la cote d'amour d'une journaliste (Cécile de France) et de son cameraman (Nicolas Marié) est au plus bas niveau de la direction de chaîne, relégués au foot, (en-dessous c'est le rugby) après avoir critiqué des membres influents de la Direction... Du reste, la journaliste a connu le candidat quand il était jeune...
On attribue à l'équipe de tournage les accréditations nécessaires, et surtout les questions à poser, ce dont la journaliste va passer allègrement outre, mais vous le verrez : les rebondissements de cette campagne électorale vont être nombreux comme : et si le candidat venait à ne pas appliquer la politique qu'il met préconise, mais en cache une seconde ?
(NDLR : ce qui s'est vu au cours de la cinquième en France)
En secret en effet, et dans les Cévennes, Maya l'abeille se fait refaire en secret l'essaim !"
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A trop vouloir bien faire et ambitionner le perfectionnisme à tout crin, Dupontel (apolitique ?) nous a érigé un château de cartes dont les valeurs sont difficiles à consulter (surtout celles face inférieure)...
Il faudra un QI d'athlète, sinon une expérience cinéphile certaine pour tout démagouiller l'écheveau de cette histoire.
Les habitués des séries télés "six fois quarante cinq minutes" vont souffrir ici de n'avoir que le condensé, bloc central de synthèse, où il est difficile de détecter tout ce que Dupontel a mis de cœur à l'ouvrage pour modeler sa sculpture : les photographes à l'ancienne apprécieront les efforts accomplis pour déterminer les meilleures angles, les lumières propres à ce que les enregistrements soient le plus conformes possibles à la réalité, tout comme les couleurs et leurs nuances des endroits de tournage.
De la haute précision assurément mais était-ce nécessaire pour un polar ?
La plupart des spectateurs ne s'en est probablement pas rendue compte !
Même souci du beau en ce qui concerne la musique qui sort ici des tams-tams battus, boum-boum assénés avec déluge de basses et à volonté, au menu !
La musique est ici un morceau de bravoure, d'audiophilie allais-je écrire, pour obtenir cet unisson de l'image avec son ambiance !
Qui s'en soucie encore ?
Dupontel a d'ailleurs son "chouchou" attitré au montage : Christophe Pinel, (ici assisté ici de Carlos Pinto) et souligne :
"On y a passé un temps énorme, près d’un an, et l’élément musical aura été fondamental. Sa mémoire musicale est impressionnante !"
Jusqu'au directeur de la Musique : Christophe Julien, qui vient dans la salle de montage avec son matériel pour trouver des mélodies en fonction des images les plus appropriées voire même un peu féériques...
Le casting a été élaboré avec la même minutie et si Cécile de France joue ici les "Rouletabille", son stylo s'est transformé en micro et c'est Sandrine Kiberlain qui devait initialement s'y coller...
Autre personnage-clé :
Nicolas Marié, cadreur de la journaliste habitué aux 400 coups à faire rire...
N'oublions pas que "le" Dupontel médiatisé a été une révélation de Patrick Sébastien, l'animateur humoristique qui ouvrait tous grands ses plateaux de télévision aux stars en devenir et aura fait plus d'une découverte...
Dupontel avait alors planté ses tréteaux d'artiste sur fond de décor ancré avec l'humour et justement, ici Nicolas Marié, génial, bénéficie d'un rôle de clown spécifiquement écrit pour lui, et qui affiche un peu de décontraction et d'humour oxygènant bienvenus dans cette ambiance un peu trop sévère, très politique, trop compliquée...
Nicolas Marié est un peu son doudou, son acteur-fétiche qui l'a accompagné dans beaucoup de ses films, et à l'approche de son septennat, il ne craint toujours pas de jouer les grands gosses gesticulant aux mimiques inimitables : aussi irrésistible qu'un certain Popeck le fut !
Mais comme le reste, ce casting ne souffre pas la critique...
Jusqu'à même ce rescapé des "Ch'tis" qu'est Philippe Duquesne, jouant les hackeurs, et dont on apercevra qu'à peine le bout de nez... Travail au black ?
Dommage, ce film qui le méritait n'a pas atteint la limite minimale du Box Office pour y figurer, à un chouïa près : 979 636 spectateurs à sa sortie en France, dont 186 129 à Paris, avec un retour sur investissement de 51 % ...
Quand je pense que cette année-là, c'est Supermario Bros, le film qui trônait sur le podium avec plus de 7 MM d'entrées... La robotisation est en marche...
Je ferai mienne cette citation de Dupontel :
"La seule façon de renverser le système, c'est d'y appartenir !"
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France 2 le 13.09.2026-
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il y a 3 jours
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