Elle est jeune, elle est belle, elle est riche : une comtesse veut sortir du veuvage et invite sept prétendants, notables, bourgeois, rentiers, à une chasse sur son domaine.
Yves Mirande met en scène lui-même un de ses sujets théâtraux. Sa comédie commence comme un vaudeville avec, comme première déception pour la jeune veuve, la connaissance des escapades de son défunt mari. Mais au fil du récit, dans le château de Lucie de Kéradec, l'amertume s'invite quand sont discrédités les sept invités, tous à des degrés divers des médiocres et des mufles.
Mirande fait de Lucie une victime de l'hypocrisie sociale et de la masculinité. Les sept candidats au mariage n'ont, sous le masque des convenances, rien de charmant ni de romantique et la comtesse s'en trouve fort marrie. La comédie sourit jaune mais le sens que lui donne Mirande est à l'image des portraits, comtesse comprise : très superficiel, voire insignifiant en termes de comportements humains. C'est pourquoi, la satire de mœurs ou la fable sentimentale ne porte pas loin.
Saturnin Fabre et Pierre Larquey tirent leur épingle du jeu en dépit de figures convenues, le premier en député roublard -très dans l'esprit railleur des années 30- le second en entrepreneur sympathique et ignare.
Anecdotique.