Une figure de proue du militantisme pour les droits de la femme en Iran est enfermée dans de mauvaises conditions pendant des années, commence à avoir des problèmes de cœur, et a finalement droit à un petit répit d'une semaine pour prendre l'air (on craint qu'elle ne passe l'arme à gauche prochainement). La Dame entreprend donc d'utiliser cette semaine pour traverser tout le pays, seule, sans autre moyen de défense que sa grande gueule (ce qui est peu, face aux conducteurs de bus dont elle ne sait rien, aux passeurs à l'air louche et aux rumeurs obscures à leur sujet... On transpire souvent de ce qui pourrait arriver à cette Dame), afin de retrouver sa famille une dernière fois, et revenir en prison (car, comme elle le dit : non, elle ne s'échappera pas pour se soigner et vivre, car si elle fuit, c'est qu'elle est fautive, or, son combat n'est pas un crime. Respect, vraiment, respect.). Vishka Asayesh porte à bout de bras ce road-trip cahoteux, plein d'émotions, qui n'hésite pas à mêler le malêtre d'enfants (les victimes auxquelles on ne pense jamais) à un combat politique plus grand qu'une femme, qu'une famille. Sept Jours est un film dont on ne ressort pas indemne, dont on grave l'histoire vraie quelque part au fond de sa mémoire, en se promettant de s'en inspirer un jour (sur sept). Un film gorgé d'émotions, d'empathie envers une histoire vraie qui impose le respect le plus profond.