Le Sergent Ernest Bilko (Steve Martin) est à l'US Army ce que le cadet Mahoney est à la police new-yorkaise. En effet, tout comme "Police Academy", "Sergent Bilko", réalisé par Jonathan Lynn, nous entraîne dans un univers censé être strict. Une institution faite de règles et de devoirs régie par une discipline de fer. Il semble pourtant que dans l'enceinte de Fort Baxter - l'un des fleurons de l'armée américaine - un bataillon de bons à rien attachants et ingénieux, aussi tire aux flancs que fêtards fait résistance. Tout ce petit monde est chaperonné par le sémillant Bilko. Sergent de son état, celui-ci n'a pas la même philosophie et la même éthique que ses supérieurs, notamment une ancienne connaissance en la personne du Commandant Colin Thorn (Phil Hartman) avec lequel il aurait eu quelques démêlés par le passé. Tout va pour le mieux au sein du régiment, les tables de jeux remplacent l'atelier mécanique, les matches de hockey se substituent aux exercices de tir et la salle télé évince les longues marches forcées. Il faut dire qu'avec à la tête de la base, le naïf Colonel John T. Hall (Dan Ackroyd), Bilko et ses hommes ont de beaux jours de glandes devant eux. Oui, mais voilà, une inspection menée par Thorn viendra chambouler les plans de la petite compagnie. No stress, "Sergent Bilko" est une comédie déjantée dans laquelle Steve Martin cabotine à outrance, les gags fusent à la vitesse d'une balle et les quiproquos s'enchaînent sans coup férir. Du pur bonheur !