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Army of lovers
Il est, au sein de l’armée autrichienne, l’instructeur le plus célèbre et surtout le plus redouté. Eismayer ne parle pas, il vous crie dessus, tout le temps, à l’ancienne. Il y a même des sortes de...
le 6 déc. 2023
Ce film m'a impressionné pas tant par son sujet, même s'il est assez inattendu (vu en aveugle dans le cadre du festival Augenblick). mais pour bien d'autres raisons plus que réjouissantes. Alors bien sûr au début, on peut se dire, aie, des brutes épaisses qui veulent 'se faire' des jeunes à coup de gueulantes et de brimades, comme l'armée pourrait en avoir été prolifique vis à vis d'appelés. Mais très vite on comprend que d'autres voies sont possible, entre autre à travers des remarques du commandant qui dit au sergent, un des 2 personnages centraux, qu'il doit changer d'attitude, que ses méthodes sont d'un autre temps... entendra-t-il les consignes? En parallèle l'autre personnage clé, l'appelé, étranger et homo, est plutôt bien solide dans ses rangers, ce qui désarçonne le sergent... voilà... on a compris, la psychologie va déployer ses rouages... j'ai été conquis par les jeux de miroir, renversement de rôles, qui donne les ordres?, qui les exécute? révélation de fragilités chez les 2 protagonistes, pas forcément où on les attend, comme pour le jeune (Falak) l'impossibilité de traverser une rivière en tyrolienne, alors que juste avant il bravait les règles régissant la vie en régiment, qu'il met un point d'honneur à être premier devant tous les autres pendant les séances d'instructions, et là, vertige, peur du vide et panique, belle métaphore peut-être un peu facile, mais encore une fois situation surprenante... Tout ça servit par le jeu des acteurs époustouflant, d'une très riche palette... Je crois que c'est un des rares films où j'ai pu lire dans les yeux de l'un ou de l'autre, où il en était. La première scène de sexe (terme utilisé par la traduction en français) est bien plus que ça.. on voit le jeune, qui, précédemment, avait ignoré la tentative nocturne du sergent, porté par son désir invincible et puissant, installer très délicatement une bulle autour des deux, qui les autorisent alors, quand il l'a décidé, à se trouver, et la fusion est complète.; au même moment, au même endroit avec les mêmes envies...Une grande vague de frissons. C'est fou ce que le jeune Luka Dimic arrive à exprimer à travers ses yeux noirs... Il y a aussi d'autres scènes, tout aussi puissantes, mais où il manquera un des éléments... et ils passent à côté l'un de l'autre, comme la demande en mariage non aboutie... trop subtile pour le sergent qui ne s'y attend pas. Là encore les émotions passent parfaitement, et on est perché avec eux dans la nacelle de la grande roue... Alors bien sûr, la fin est un peu neu neu, mais sachant que c'est tiré d'une réelle histoire, pourquoi pas... Un jeu impeccable, et divers sujets traités avec maîtrise... Mon coup de cœur 2023 pour sûr qui me rappelle pour sa subtilité 'Week-end' https://www.senscritique.com/film/week_end/critique/12928323.
Créée
le 19 nov. 2023
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Il est, au sein de l’armée autrichienne, l’instructeur le plus célèbre et surtout le plus redouté. Eismayer ne parle pas, il vous crie dessus, tout le temps, à l’ancienne. Il y a même des sortes de...
le 6 déc. 2023
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le 19 nov. 2023
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513 critiques
Si la 1ère demi-heure est pleine de poncifs sur l'armée les instructeurs dictateurs et les blagues homo le reste tient debout et est attendrissant du fait que ce soit reel
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101 critiques
même si ce n'est pas forcement la musique vers laquelle je reviens naturellement, épisodiquement, au gré d'une évocation je me dis ' tiens, un petit coup de boost.'. et Mika sera le bienvenu. Alors...
le 8 déc. 2023
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101 critiques
Comment dissocier la passion pour la science, de la vie d'un tel personnage? Ce film aurait du/pu avoir un tout autre titre... j'en viens a penser que la reference a Marie Curie n'etait la que pour...
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la Gare du Nord a Paris a change de couleur, elle a ete nettement rajeunie.. mais elle demeure un lieu de rencontre plus ou moins hasardeuses... Apres l'homme blesse de P. Chereau c'est Daniel, qui...
le 6 avr. 2014
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