Sexual Drive est un triptyque dont les dénominateurs communs sont le sexe mais aussi la nourriture et un étrange personnage, nommé Kurita, qui intervient chaque fois en déclencheur, comme un Méphistophélès ex machina. A chaque segment, son lieu : la cuisine d'un appartement, une voiture et un restaurant de ramens. Si chacune des histoires a le sexe pour sujet, c'est uniquement en paroles, plutôt crûment, mais jamais en actes, en passant largement outre les tabous (il est fort question d'urètre dans le volet inaugural). Et c'est bien la bouffe qui relie toutes les dépravations et cette fois de manière explicite avec un érotisme troublant des absorption des différents plats. Le film a une dimension irréaliste et comique, même si l'on sourit peu, gêné aux entournures par quelques évocations scabreuses. L'art de la perversion est une spécialité japonaise, Sexual Drive s'inscrit parfaitement dans cette tradition et sa durée limitée (70 minutes) est aussi gage d'efficacité car davantage auraot peut-être provoquer quelques nausées.

Cinephile-doux
7
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le 5 févr. 2021

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Sexual Drive

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1

abel79

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