Il y'a presque un coté relaxant à voir Ray Winstone, monstre de "sex appeal" du titre, malgré sa forme physique digne du Bouddha Chinois, bronzer dans sa sublime villa espagnole.
Pas même un éboulement vient perturber ce calme farniente si paisible.
Jusqu'à que débarque Ben Kingsley...
Premier film de Jonathan Glazer, réchappé du clip, Sexy Beast tient sur ce huit clos de première partie, ou la douce chaleur de l'été devient braise de l'enfer.
Une première heure absorbée par la brutalité et le venin magnétique de Kingsley, un démon d'autant plus effrayant qu'il est fondamentalement humain.
Puis la deuxième finit sous le coup de l'intrigue, par retomber dans des actions et enjeux beaucoup trop génériques, avec un Ian MacShane remplaçant Kingsley comme il peut, mais sans sa magnifique verve.
Même si toujours aussi bien exécuté, le film ne s'en remet jamais et livre alors un troisième acte insipide.
D'autant plus dommage que la force tranquille du jeu de Winstone finissait par payer.
Une belle occasion ratée de couper son film quand il le fallait.