Fashion victim se rêvant Cindy Superstar, la poupée de son enfance, Barbara est aussi une redoutable tueuse en série, enchainant sans remord les meurtres sur le campus de sa fac de médecine.
Le programme de Sexy Killer ? Des filles sexy, un peu de gore, un rythme soutenu, des blagues plus ou moins lourdes, le côté espagnol pour la plus-value culturel de ta soirée et une histoire simple à suivre.
Sinon, dans des conditions normales de visionnage, certains gags paraîtront un peu trop lourds. Tout comme les références cinématographiques affichées trop gratuitement pour être honnêtes : un petit facétieux porte un masque calqué sur celui de « Scream », le caniche s'appelle Jason, l'une des victimes évoque « Evil Dead » complètement gratuitement, « l'héroïne » s'appelle Barbara comme le personnage principal de « La Nuit Des Mort-Vivants » et son pote n'aspire qu'à rentrer dans la prestigieuse université Romero.
La mise en scène est parfois assez indigeste. Il y a une abondance d'effets de réalisation qui tourne parfois au n'importe quoi quand la tueuse poursuit sa victime dans une forêt aux couleurs complètement désaturées. Le scénario n'est pas en reste niveau effets superficiels et ne nous épargne pas le cliché du « personnage principal s'adressant au spectateur » ici digne d'un mauvais teen movie.
Heureusement le personnage principal est assez marrant et Macarena Gomez porte tout le film grâce son charisme atypique. Sexy Killer se laisse donc regarder même si le potentiel délirant du pitch de départ ne s'accomplit jamais complétement. Le film reste finalement sur des sentiers assez convenus et on sent le réalisateur peu à l'aise avec l'aspect horrifique de son projet.