L'affiche donne le ton.
Prenez une marque ou un nom connu, même un peu, collez-y une intrigue à la noix, ajoutez à ça une mise en scène et une réalisation pourries, un titre ronflant et balancez le tout au mur pour voir si ça colle.
Faut faire tourner la machine, alimenter les réseaux de distribution, les plateformes, la ribambelle d'acteurs à la gomme, de dynasties, de scénaristes, de réalisateurs, d'acteurs/réalisateurs/scénaristes...toute la chaine de plus en plus grosse et longue, peu importe la médiocrité du produit on s'en fout, on va vous le vendre et engranger. Un petit tour, entre autres, chez Nagui et sa bande de pitres...enfin chez Nagui il faut quand même cocher les bonnes cases, si c'est le cas alors nous aurons droit au ''Un film qui fait du bien'' ou, ''un film qui provoque des émotions'' ou ''ce film m'a boulversé" comme pour Tirailleurs.
Joe Carnahan est loin de son Narc, pourtant déjà particulièrement lent et ennuyeux.
L'un des seuls intérêts du film est de rappeler à quel point Omar Sy est un acteur médiocre, l'homme a surement beaucoup de mérite, mais un rire, un sourire ne font pas tout. Kerry Washington et son regard de vainqueur... Quand ils ne sont plus bien entourés, bien dirigés, les mauvais ne font plus illusion et si on les rassemble, ça donne ça.
Même pas une série B, autant revoir un vieux Chuck Norris qui avait au moins le mérite d'être divertissant et puis Chuck sait plier les chips, sans les briser, Omar Sy, lui, arrive à faire pleurer des oignons.
Un truc, qui vaut ce qu'il vaut, vérifié moult fois, sans prendre en compte toutes les merdes garanties de passage chez Mr Taratata et sa Bande Originale, sur une affiche si une femme porte une arme, n'importe laquelle, qui plus est si c'est un truc de 10 kilos brandit à bout de bras, à part Sigourney Weaver dans Alien Le Retour et 2 ou 3 autres exceptions, on passe son chemin, daube assurée...Mais tous les goûts étant dans la nature, les sales s'y trouvent aussi.