Encore une variation sur les « Dents de la mer » de Spielberg mais sans humour, sans 2nd degré, bref l’ennui survient vite, très vite. Il faut dire que la médiocrité des effets spéciaux ainsi que de l’interprétation n’aide pas. Un jeune homme revient dans la station balnéaire où 20 ans auparavant, son frère avait été dévoré par un requin alors qu’ils jouaient sur la plage. D’où traumatisme profond, enchaînement de petits boulots sans intérêt, volonté de se venger du grand requin blanc à l’origine de la mort. Et ce requin, eh ben, il est toujours là et refait parler de lui alors que la petite ville va organiser son grand concours de pêche annuel, qu’il n’est pas question pour la maire sans scrupule d’annuler, même mise devant le danger car il en va de l’avenir économique de la ville. Vous imaginez, c’est juste un requin vorace, il ne vole pas (« Sky Sharks »), n’a pas de tentacules (« Sharktopus »), n’est pas devenu zombie (« Ghost Shark »), n’a pas reçu de gênes de ver de terre (« Land Shark »)…Il n’est même pas préhistorique (« Meg Rising »), il n’a même pas réussi à s’implanter sur la Lune (« Shark Side of the Moon »), alors, bon…c’est pas la honte mais il est bien terne notre squale et on peut faire l’impasse sur ce film dont le héros (je vous jure que c’est vrai) veut devenir architecte car…gamin, il faisait de super châteaux de sable !!! 😂 On passe son chemin sans regret.