Rien de nouveau sous le soleil, Statham nous campe son éternel ancien des forces spéciales qui prenait une retraite pas dorée pour oublier son passé. Le réalisateur, Ric Roman Waugh, a changé de poulain : il est passé de Gégé Buteles à Jason Tatane, mais n'a pas bougé d'un iota. C'est efficace, carré, mais sans génie, avec des scènes d'action générique qu'on a déjà vu mille fois, mais mieux fait : la scène de la discothèque copie celle de John Wick, mais hélas n'arrive pas à l'égaler.
Quand au scénario il reste obscur et multiplie les fausses pistes pour rien : en pseudo Léon, Jason trouve sa rédemption en sauvant une jeune fille, orpheline comme lui. Bizarrement, le meilleur du film est le tout début. Jason en ermite sur son île écossaise qui boit son scotch en taiseux, contemplant la mer et brossant des esquisses. La photo est belle et l'on pense que l'on va assister à un espèce de survival dans les Hébrides écossaises. Mais, malheureusement, on les quitte très vite pour retomber dans une course poursuite bien quelconque...