Dans le sillage de Pagnol, Jacques Daniel-Norman réalise une comédie méridionale avec l'accent et les figures traditionnelles de la Provence (Fernand Sardou est un bistroquet façon César). Cela a un côté artificiel mais les personnages, les dialogues sont somme toute plaisants. Fernandel y tient d'ailleurs un emploi fort sympathique en enfant du pays, orphelin et "aboyeur" des Enchères publiques bénéficiant de la bienveillance du village.
L'intrigue prend forme quand Fernandel-Ganfaron , toujours désargenté, accepte de jouer les millionnaires au service d'un commerçant local, gagnant de la Loterie nationale mais qui, marié, ne peut avouer que la moitié de son ticket appartient à sa maitresse. Ainsi, Ganfaron est un
millionnaire sans le sou,
confronté à quelques situations contradictoires, à divers "tapeurs" et à un nouveau statut qui lui vaut à présent le dédain de ses concitoyens.
Fernandel, à l'aise, porte le film, une comédie pas assez inventive et qui croit devoir s'en remettre, à la fin, à une mode vaudevillesque qui n'apporte pas grand'chose.