Comme d’habitude, chez Jancsó, la forme est à la fois admirable et prévisible. Parfaite dans sa capacité à mettre en scène des personnages dans de grands espaces ouverts (des champs, des plaines, de grandes fermes) en deux, trois mouvements de caméra et cinq ou six fois plus de déplacements d’acteur. Il dirige d’ailleurs ses interprètes (dont Zoltán Latinovits, l’acteur du magnifique Sindbad), semble-t-il, avec la même indication : on joue une atmosphère, jamais le détail, par conséquent, n’ayez jamais l’air d’être étonnés ou de jouer une situation présente. Effet de fatalité assuré. Pas de psychologie, c’est encombrant. C’est une technique tout aussi fascinante que celle de Bresson : radicale, systématique et anti-réaliste. La faculté à reproduire le même style à chaque film recèle divers avantages : une fois maîtrisé, on peut tourner vite ; on échappe aux écueils des expérimentations ; et si la censure vous reproche quelque chose, il suffira de dire qu’on réalise chaque fois le même film.
Le fond, en revanche, délivre souvent trop peu d’informations pour que l’on saisisse un minimum le contexte et les zones grises qu’un public hongrois contemporain était sans doute capable de décrypter. Il pouvait déduire le sous-texte potentiel.
J’avais diverses interrogations, et puisque Wikipédia n’aide pas beaucoup, en bon sans ressources, demandons à ChatGPT de nous halluciner quelques pistes : ...
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