Notes sur le film : Si l’aspect « étude d’un microcosme » n’est pas une nouveauté pour John Sayles - Matewan (1989), City of Hope (1991) ou Lone Star (1996) y renvoient –, le sujet, ici, échoue à plaire, à la fois par son aspect foncièrement anecdotique et gentiment parodique – l’homme politique fait penser un peu trop fortement penser à George W. Bush –, comme par son défilé presque ininterrompu de têtes connues qui s’additionnent sans s’agréger pour faire pleinement sens. Presque déjà vu, en mieux, en plus brillant ou en plus fort - Main basse sur la ville (1963), Un citoyen au-dessus de tout soupçon (1970) ou encore David Simon -, Silver City est terne et fondamentalement moins virtuose que les autres œuvres de John Sayles sur les rapports troubles entre politique et affairisme. Une petite déception.