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Procès d'intentions
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Dans la famille Kossak, célèbre depuis plusieurs générations à Cracovie pour sa lignée de peintres, Simona est un cas à part. Amoureuse de la nature et scientifique, elle ne cessera de se battre pour les écosystèmes, vivant pendant plus de 30 ans dans une maison, sans eau ni électricité, située dans le dernier fragment de forêt primitive tempérée d’Europe, peuplée d'une faune abondante dont des loups et des bisons. Le film d'Adrian Panek capture Simona Kossak au début de son parcours, alors qu'elle travaille déjà sur son doctorat sur les déterminants environnementaux et intraspécifiques du comportement alimentaire du chevreuil d'Europe en milieu forestier. Cette espèce d'ongulé est alors menacée par des chasses intensives et méprisée pour son apparente inutilité. Ce n'est que le début de sa carrière et, de ce fait, le long métrage a quelque chose de frustrant, ne donnant qu'un portrait presque trop scolaire d'une scientifique en avance sur son temps, en butte à l'inertie administrative et aux intérêts économiques de la Pologne communiste des années 70. Si quelques éléments de son histoire familiale et de sa vie privée figurent dans le film, c'est assurément la connexion de Simona avec la nature et son combat pour la préserver des exactions humaines qui font tout le sel du récit.
Créée
le 13 oct. 2025
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