Longue attente pour ce film que je n’avais pas pu voir au ciné et dont on m’avait fait l’éloge. Ce qui ne présage rien de bon dans mon cas d’habitude.
Je rejoins donc la terre entière en boudant un peu la partie clichée car oui il y a du vrai, les statistiques le prouvent mais wow doucement sur les campagnards là quand même, ils ne votent pas TOUS pour le RN (…)
Plus sérieusement, j’ai vite passé outre le côté too much des profils riches, intelligents et chiants à mourir mais de gauche et des pauvres beaufs incultes qui s’adonnent à des jeux sexuels excitants mais quand même abusés…
Parce que la réalisatrice le mérite, ces plans, ces décors, ces acteurs, ces textes (je tuerai pour jouer l’un de ces dialogues au théâtre perso) sont éblouissants de justesse.
Alors j’espère que le but était de nous faire rire évidement et remettre en question aussi mais pas de nous diviser un peu plus. J’espère que les gens se reconnaîtront un peu dans chacun de ces deux territoires de marque parce que c’est ce que ces personnages fictifs représentent heureusement !
Le message est intact jusqu’au bout, on veut voir finir ensemble l’érudite et l’innocent.
Mention spéciale pour le passage sur l’ami arabe et la peine de mort, la spontanéité de Sylvain face au silence du cercle des professeurs disparus, ça m’a vraiment terminée.
Il est évident que l’on ne peut être complètement les deux et que ce qui nous rend très beaux c’est de viser l’un en conservant l’autre, de toujours apprendre en gardant l’envie d’apprendre encore sans juger le reste du monde parce que breakin’news on est tous le con de quelqu’un d’autre et cette personne le sait forcément aussi ;)