Découvert près de 20 ans après sa sortie, le film n’a pas pris une ride sur le plan visuel. Son esthétique très marquée, directement héritée de la bande dessinée originale, lui donne une identité graphique unique : noir et blanc ultra contrasté, quelques touches de couleurs pour accentuer les symboles… Ce style fort lui permet de traverser les années sans perdre de sa puissance.
Les différents arcs narratifs sont à la fois inégaux dans leur intensité et assez similaires dans leur structure : des figures tragiques, des anti-héros au code moral brut, de la violence stylisée et un ton noir omniprésent. Ce côté répétitif peut se sentir, mais il contribue aussi à la cohérence globale de l’univers.
J’ai particulièrement aimé la relation entre Bruce Willis et la petite fille dans l’ouverture : une tendresse inattendue dans un monde aussi brutal. Et évidemment, quand cette dynamique revient en fin de film… ce n’est pas tout à fait le même délire 😄.
Je comprends désormais pourquoi ce film est devenu culte : pour son audace visuelle, son ton pulp assumé et cette manière très stylisée de raconter des histoires violentes, mais étrangement touchantes.