Difficile de noter quand la fin d'un film n'est pas géniale comme on pouvait s'y attendre. Cela dit, c'est aussi le sujet du film écrit par Ryan Coogler : Se battre pour rester soi-même et vivant face à la tentation de la vie éternelle qui devient la forme d'une dernière défaite avec son conformisme. Un peu comme un réalisateur face au studio et aux grosses licences dont il est habitué (Black Panther et Creed), mais le réalisateur se perd toutefois dans son mélange des genres.
D'ailleurs c'est dommage que la musique ne reste pas le sujet principal de son œuvre. La bande originale et les scènes qui lui sont associées sont superbes, avec une expression à travers la musique bien élaborée qui lui rendent la sensualité souvent perdue dans les comédies musicales
La première moitié est donc très réussie. La reconstitution de l'époque et l'ambiance du Sud des USA sont très bonnes et la construction du projet qui prends forme sous un bon rythme et avec des personnages bien interprétés est fascinante à suivre. Bref on s'attend à un truc vraiment excellent. Néanmoins, la résolution, bien que lorgnant du côté du plaisir coupable cathartique, n'en donne pas assez, se déroule trop vite pour ne finalement ne jamais surpasser ses références.
Un bon film donc, mais qui laisse un dernier goût moins bon que le reste de la dégustation.