Un vrai tour de force de la part du réalisateur Ben Leonberg qui signe pourtant là son premier long métrage. Partir avec un tel postulat, c-à-d placer l'action et la vision d'un film d'horreur à la hauteur d'un chien, avait pourtant tout de la mission casse gueule.
Et bien non, le film évitent les écueils inhérents du genre parfois lourds. Et même si quelques moments peuvent paraître un peu long (très peu rassurez-vous), il tient vraiment son concept jusqu'au bout avec une réalisation brillante. Good boy bénéficie effectivement de plans et de cadrages méticuleusement choisis, couplés à une photographie de haute volée pour un résultat vraiment beau. Le réalisateur se permets en plus de proposer des composition parfois pleine de sens et grâce à cet angle inédit, il renouvèle le genre pourtant éculé de la maison hantée.
Suivre ce brave toutou est fait avec beaucoup de soin et de réflexion, son point de vue est toujours respecté et les enjeux sont placés de façon à ne jamais trop les expliquer. Sans jamais aller au-delà de ce que le chien est capable de comprendre, le réalisateur renforce l'immersion et permet au spectateur de jouer avec son sens de la déduction sur les événements.
Si côté scénario, la classique double lecture est présente, le fait d'avoir placé la hauteur du film à celle du chien donne un sens supplémentaire à la thématique, la rendant encore plus efficace. Indy, qui est un retriever de la Nouvelle-Écosse et le chien du réalisateur, en plus d'être particulièrement mignon, dispose d'une si bonne bouille que cela convoque une déchirure constante avec ce qui se passe.
Pour résumer, difficile de rester de marbre devant cette proposition si atypique et si bien ficelée. Good Boy, malgré son manque de moyens, va devenir une nouvelle référence du genre. Alors foncez !