J’ai vu Sinners de Ryan Coogler.
J'ai regardé un peu par curiosité : j’avais entendu dire qu’il avait reçu pas mal de récompenses aux Oscars, et j’aimais beaucoup l’affiche — parfois, il n’en faut pas plus.
Je ne vais pas détailler le pitch, mais c’est un film plein de surprises qui se déroule dans le Mississippi, en 1932. On y suit les jumeaux Elijah et Elias, deux Afro-Américains revenus de Chicago avec l’ambition de monter un club de blues. Pour cela, ils vont faire appel à leurs connaissances et tenter de concrétiser leur projet.
Sur la forme, le film est magnifique : il y a beaucoup d’effets de style parfaitement maîtrisés. Si je devais émettre un petit bémol, je dirais que la photographie est presque… trop belle.
Sur le fond, c’est un film sur la liberté et l’amour, deux thèmes qui vont souvent de pair. On pourrait penser que c’est assez classique, mais pas du tout : le film mélange plusieurs genres qu’on n’a pas l’habitude de voir associés, et cela fonctionne très bien.
Même si, je l’avoue, j’ai vu venir certains twists d’assez loin, cela ne gâche en rien l’expérience : le film reste efficace, et la fin est particulièrement réussie.
Mention spéciale à Michael B. Jordan, qui interprète les deux frères et parvient à leur donner une identité propre. (Même si, je l’avoue, je me suis parfois un peu perdu entre les deux — ce qui explique aussi pourquoi ils sont séparés au début du film ; je n’avais pas compris immédiatement que c’était le même acteur !)
Une très belle découverte, que je recommande, même à ceux qui préfèrent habituellement les films de genre — si, si